Des funérailles écologiques grâce à l'incinération

Pour préserver notre planète, la pensée humaine ne cesse d’être surprenante. Les supermarchés, les administrations ou encore les pressings entament des démarches écologiques pour sauvegarder l’environnement. Alors pourquoi pas les crématoriums ?!

La place de la crémation en France

Les places qui deviennent rares dans les cimetières, l’éclatement de la sphère familiale et l’influence religieuse en baisse poussent les français vers l’incinération. Aujourd’hui, la crémation représente 30 % des obsèques contre 1 % dans les années 1970. Sur les 540 000 funérailles de 2013, 162 000 se sont faites par crémation. Selon un sondage IFOP, plus d’un français sur deux souhaite être incinéré. Pour faire face à cette demande, il existe en France 167 crématoriums dont un quart d’établissements publics.

L’acte de brûler le corps d’une personne décédée et de recueillir ses cendres dans une urne a été autorisé en France en 1889. Cette méthode s’est répandue jusqu’à devenir une habitude funéraire banale. Suite à ce changement de mentalité, l’interdit de l’Eglise Catholique a été levé en 1963. Le dernier bouleversement intervient le 19 décembre 2008 avec la création d’une loi faisant référence en matière de crémation et de cendres funéraires.

L’incinération est plus importante dans les lieux de culture protestante mais également dans les milieux urbains et dans l’est de la France. A Paris, 45 % des funérailles se font par crémation selon les services funéraires de la ville. En voyageant chez nos voisins étrangers, la crémation représente 90 % des obsèques dans le grand Londres et 95 % à Copenhague. Les Italiens sont plus traditionnels avec un taux de 13 % qui monte à 35 % dans le nord du pays.

Pourquoi la crémation connaît un tel succès ?

La diminution de la pratique religieuse chrétienne et l’augmentation des non croyants joue un rôle dans l’augmentation des crémations et la diminution des inhumations selon le Credoc.

Les français ne veulent pas être une charge pour leur entourage une fois décédé. Il n’est plus question d’infliger à ses proches des visites au cimetière pour fleurir une tombe. Par contre la cérémonie funéraire reste importante pour permettre l’adieu et le deuil. Le cérémonial prend des allures plus intimes avec des lieux plus accueillants, une meilleure présentation du défunt, des textes et musiques plus travaillés et une recherche profonde dans le choix des produits (urne, cercueil, service…).

La crémation est également une pratique plus rapide. Une incinération prend une heure et demie de moins qu’une inhumation et bien souvent les crémations ne s’accompagnent pas de cérémonie dans un lieu de culte. Pour combler ce manque de cérémonial, les organismes mettent en place des cérémonies civiles pour accompagner les proches du défunt.

Côté prix, la crémation est moins coûteuse que l’inhumation avec des tarifs très différents d’un prestataire à un autre. Il vous faut faire attention aux options et aux frais cachés qui peuvent facilement faire augmenter la note.

L’incinération devient écologique

La terre est en danger. Pour preuves, la montée des eaux, les ouragans ou encore les variations climatiques. Même décédé, nous pouvons aider à sauver la planète.

Selon la Fédération Française de la Crémation, l’incinération génère moins de déchets issus du corps humain par rapport à l’inhumation. Selon Jean Chabert, vice président de la FFC, la crémation pollue 1,5 fois moins et émet moins de gaz dangereux.

Malgré cela, les crématoriums sont énergivores et rejettent de nombreuses fumées dans l’atmosphère. Même si ces émanations sont composées à 97 % d’eau, elles comprennent du monoxyde de carbone, des acides, de l’oxyde d’azote de soufre. Rien de dangereux pour la santé. Le même phénomène se produit lorsqu’un ménage relance une chaudière.

Pour remédier à ce problème de fumée et pour préserver notre environnement des rejets de mercure, une réglementation entrera en vigueur courant 2018 imposant aux crématoriums un système de filtration. Cette mise aux normes représente un coût d’un million d’euros par crématorium.

D’autres évolutions suivront pour atteindre le paroxysme écologique qui consiste à récupérer l’énergie dégagé par les crématoriums afin de chauffer des salles et pourquoi pas des bâtiments.

A titre d’exemple, le plus grand crématorium danois permet de chauffer deux écoles. Celui du Père-Lachaise récupère l’énergie pour chauffer ses salles. Il s’agit d’arrêter de jeter cette grande quantité d’énergie dans la nature en abimant la planète pour la transformer en quelque chose d’utile.

Si vous souhaitez faire un geste pour la planète, pensez vos funérailles de façon écologique. Prévoyez cette dépense dès aujourd’hui en souscrivant une assurance décès ou une assurance obsèques.

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